Le Roi danse

de Gérard Corbiau - BE - 2000 - 01h48min

Notez le film

Le Roi danse

de Gérard Corbiau - BE - 2000 - 01h48min

Notez le film

Commentaires (0)

A 14 ans, Louis XIV sait qu'il régnera un jour mais sait aussi que l'on fera tout pour l'empêcher de gouverner. Il en est complexé. Par la danse où le jeune roi excelle et grâce à la musique qu'il compose pour lui, Lully le révèle à lui-même puis au monde. Grâce aux musiques écrites pour lui et aux chorégraphies conçues pour le mettre en valeur, la chrysalide Louis mue en Roi-Soleil. Le corps royal dansant échappe à son humanité. Il devient idéal, Dieu sur terre...  En lui et par lui, l'Etat acquiert un caractère intemporel, sacré, incontestable... Lully et son compagnon Molière sont les grands ordonnateurs de ce ballet à l'échelle d'un règne; ses magiciens; Lully est sa voix et beaucoup de son âme. Il aime d'un amour fou et platonique le Roi. Cet amour sera jusqu'à sa mort son principe et sa loi. Lully croit que le Roi ne peut se passer de lui. Il s'aveugle; cet aveuglement le perdra et Lully, après Molière basculera dans la nuit.

Equipe du film :
Réalisation
Gérard Corbiau
Assistant réalisation
Nicola OLIVERIO
Directeur de la photo
Gérard SIMON
Musique originale
Reinhard Goebel
Costumes
Olivier Bériot
Décors
Hubert Pouille
Contacts Producteur :
Société
K2 Productions
Adresse
7, place Flagey 1050 Bruxelles
Téléphone
+32 2 641 16 16
Fax
+32 2 641 16 00
Description
Dominique JANNE
Fabienne Bradfer, Le Soir
Louis XIV danse et devient belge Le Roi-Soleil fera-t-il rayonner Corbiau? Après «Farinelli», le maître de musique met en scène Louis XIV, Lully, et Molière dans «le roi danse»
Louis XIV danse et devient belge Production de plus de 127 millions de FF, «Le roi danse» met en scène Louis XIV, Molière et Lully sous le regard non convenu de Gérard Corbiau. Soutenu par le producteur belge Dominique Janne, notre compatriote a l'ambition de ses rêves. Il a réuni Benoît Magimel, Tcheky Karyo et Boris Terral pour ce ballet politico-artistique. Rencontre des principaux protagonistes sur les lieux du tournage. Lire l'Article
Jean-Michel Vlaeminckx, Cinergie.be
La mécanique des hommesLe film démarre sur la mort de Lully, lequel battait la mesure armé d'un bâton de chef d'orchestre avec une vigueur telle que se blessant à la jambe, la gangrène s'y déclara et qu'il en mourut. Acte manqué, réussi ? Sans doute. Par désespoir d'être abandonné d'un roi dont il avait conquis les faveurs et pour lequel il avait tout sacrifié. Son agonie permet à Corbiau, fidèle à son style, de construire le film en flash-back et montage alterné (corps à corps : le jeune roi s'épuise à danser, la reine-mère agonise) pour nous conter avec éclat la passion flamboyante de Lully pour Louis XIV. Farinelli, le film précédent de Gérard Corbiau nous montrait l'ascension irrésistible de Carlo Broschi, un castrat (les divas de l'époque) qui au sommet de sa gloire, renonce au pouvoir. Lire l'Article
Fabienne Bradfer, Le Soir
Corbiau a les ambitions de ses rêves
A la fois serein et excité comme un gamin à qui on a promis la foire du Trône, Gérard Corbiau est un cinéaste heureux dans sa nouvelle aventure. «Le roi danse», son troisième long métrage de fiction, est un bonheur de tournage même si le film en lui-même sera, selon son auteur, plus cynique que ses oeuvres précédentes. Rencontre avec le maître d'oeuvre sur les lieux du tournage. Lire l'Article
Fernand Denis, La Libre
Rencontre avec Gérard Corbiau
Visage rayonnant, épanoui, satisfait du travail accompli, Gérard Corbiau parle de son film avec gourmandise, bonheur, fierté. Il ne se fait pas prier pour développer n'importe quel point. Il est peut-être là, le problème du Roi danse, une substance trop riche, un désir de traiter trop de sujets dans un seul film. Il est vrai que l'auteur du Maître de musique devait être impatient de remettre l'oeil à la caméra, il n'avait plus tourné depuis six ans, plusieurs projets ayant avorté en route. Un projet sur la Callas, avec un producteur américano-grec s'est terminé brutalement, ourit le réalisateur. Et puis un Don Juan écrit avec mon épouse et Jean-Claude Carrière. Il était terminé avant Lully - Molière. Il ne s'est pas (encore) fait car j'avais promis un sujet musical aux financiers. Ceux-ci ont pris peur en constatant qu'il n'y avait pas de musique dans Don Juan. Je leur ai proposé Lully et Molière, j'ai vu leurs yeux s'allumer, et nous voilà. Lire l'Article

Commentaires (0)

Inscrivez-vous ou pour poster un commentaire